Agnès Buzyn : des financements de crèches plus orientés, une protection de l’enfance moins étatisée

La nouvelle convention d’objectifs et de gestion (COG) 2018-2022 – dont on attend toujours la finalisation – devrait donc se traduire par « une rénovation complète des financements apportés par les CAF aux communes pour la création des places », ces financement étant aujourd’hui « illisibles et surtout inéquitables », car « issus d’une sédimentation historique et de dispositifs épars qui n’ont plus de sens ». Du coup, ces financements « ne permettent pas d’aider les communes de manière adaptée au niveau de leurs ressources et à celle des familles qui y résident ».
La ministre annonce donc la mise en place progressive d’un « nouveau mécanisme de financement des places en crèches adossé au niveau de richesse de la commune et de ses habitants ». Comme déjà annoncé par Emmanuel Macron, ce nouveau dispositif s’accompagnera d’un « bonus » systématique de 1.000 euros attribué au financement des places de crèches dans les quartiers prioritaires de le politique de la ville.
En outre, un financement supplémentaire – dont les modalités et le montant restent à préciser – sera proposé aux communes créant des places permettant d’accueillir des enfants issus de familles pauvres ou en situation de handicap. Sur ce dernier point, Sophie Cluzel avait déjà annoncé le principe lors de son intervention, il y a quelques jours, devant le conseil d’administration de la Cnaf (voir notre article ci-dessous du 15 juin 2018). Le fonds « Publics et territoire » de la Cnaf sera toutefois conservé, afin de « financer des projets particuliers, issus des territoires et qui méritent un appui particulier ».

 

Cyrille Godfroy

Éducateur de Jeunes Enfants, Coordinateur Petite Enfance d'une collectivité

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