Aix-en-Provence : le blues du personnel des crèches | La Provence

Distribué à l’entrée des crèches de la ville aux parents, le tract, signé par la CGT et FO, fait désordre. Il dénonce pêle-mêle des « salaires de misère », une « peur de s’exprimer au risque d’être sanctionné », un absentéisme galopant lié à l’épuisement des équipes, en bref : « la conscience professionnelle a ses limites ». Et c’est de tout petits enfants dont il s’agit, puisque cette détresse est celle du personnel des crèches.

Pourtant, à entendre leur patron (voir ci-dessous), tout va si bien que c’est à s’interroger sur un tel écart de perceptions.

Lequel ne date pas d’hier : en 2015, déjà, lors du renouvellement de la délégation de service public opéré par la Ville au profit des Petits Chaperons Rouges, qui avaient remporté le marché en 2009, la grogne s’était concrétisée par une manifestation d’envergure et la moitié des crèches furent fermées pour cause de grève. Le personnel voulait alerter la municipalité sur un climat délétère, le stress, la fatigue au travail, des salaires bas, des pressions… Quatre ans après : pareil, aux dires d’élus FO et CGT qui préfèrent garder l’anonymat.

 

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