Brest. Une crèche emploie 30% d’hommes – LeTelegramme.fr

Parce que les trois gaillards qui s’occupent de la marmaille en professionnels n’ont pas choisi cette voie par hasard. « Pour un gars comme pour une fille, ce n’est pas possible de travailler dans ce milieu sans vocation, c’est trop dur. Et comme on ne le fait pas pour l’argent ». Yoann, Adrian et Thierry ont pour seul point commun d’avoir changé de vie à un moment. Yoann, d’abord, avait posé son sac à Brest avec sa copine et cherchait de la stabilité après des années de musique et de boulots alimentaires.

« J’ai toujours eu le feeling avec les enfants, j’adore ça. J’ai passé le CAP , j’ai trouvé du boulot même avant de l’avoir ». Thierry, lui, travaillait avec « des handicapés dans les espaces verts » mais a lui-même été rattrapé par un handicap. Il lui a fallu changer de trajectoire. « J’ai fait le CAP pour travailler avec ma femme, qui est assistante maternelle. J’ai fait mon stage ici, et on m’a rappelé pour me proposer le travail. J’ai pas réfléchi longtemps parce qu’ici, l’ambiance est chouette ».

Adrian, qui a un diplôme lui permettant, à terme, d’exercer des fonctions de direction, raconte, pour sa part, comment il a bifurqué des sciences pour aller « vers une sensibilité que je tiens d’une partie de mon éducation. Mais j’ai changé à mes 27 ans, peut-être qu’à 20 ans, je n’aurais pas été prêt ». Mais ce qui compte ici, c’est ce moment où hommes, femmes et enfants entonnent que « petit escargot porte sur son dos sa maisonnette ». Sans se poser plus de questions ou parler à l’infini. Naturellement.

 

Cyrille Godfroy

Éducateur de Jeunes Enfants, Coordinateur Petite Enfance d'une collectivité

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