CPE : des hommes parmi les éducatrices | ICI.Radio-Canada.ca

Dans le coin lecture, un grand gaillard est assis confortablement, entouré de petites filles. Daniel Laprise, 34 ans, ne veut plus travailler dans le commerce de détail. Après une perte d’emploi et des semaines de réflexion, il a décidé d’être éducateur en . Père de deux jeunes enfants, il s’est rendu compte que la famille avait beaucoup d’importance pour lui, et qu’il aimait enseigner aux jeunes et les encadrer.

Si les pères prennent de plus en plus leur place auprès des enfants, la profession d’éducatrice en garderie se décline encore difficilement au masculin. Les hommes qui exercent le métier doivent braver les préjugés et les soupçons à leur égard. En cela, le CPE Le Bilboquet est exceptionnel au Québec, avec 8 hommes pour 32 femmes dans son personnel éducatif.

Il ne faut pas commencer à penser que si tu es un homme, tu n’es pas un vrai homme quand tu fais ça. Être un vrai homme, c’est accepter qui on est. Et c’est amener tout ce qu’on est dans notre travail.Félix Morin

On en a besoin. Ça enlève le côté matante un peu, le stéréotype des matantes en CPE qui disent : « Ne fais pas ci, ne fais pas ça. » Les hommes permettent de se tirailler, de monter dans les glissades. Ils amènent des défis dont les enfants ont besoin; qu’ils ont avec leur papa à la maison.Annie Royer

Souvent, ce que j’entends, c’est que c’est un métier de femmes. Ça me blesse profondément. D’abord, ça me blesse pour les femmes avec qui je travaille, qui sont merveilleuses. Ce n’est pas du tout un sous-métier. C’est un métier très important dans notre société. Et puis, cela voudrait dire que si on est un homme, on n’utilise pas pleinement nos capacités. Encore une fois, c’est dénigrer un métier extrêmement important à mes yeux.Félix Morin

 

 

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