Guide-familial.fr : La revalorisation de la filière sociale reportée à 2019

La reconnaissance des assistants sociaux de la fonction publique en catégorie A était prévue pour ce mois de février 2018. Mais le gouvernement décide de retarder d’un an la mise en œuvre du protocole PPCR, en raison de son coût. Les syndicats d’assistants sociaux, eux, voient rouge.    Quoi de plus fiable qu’une réglementation parue au Journal officiel ? Une autre qui la contredit. Juste avant qu’Emmanuel Macron ne monte les marches de l’Elysée, une série de décrets avaient été pris in extremis, les 10 et 11 mai, par le gouvernement Cazeneuve. Et ces textes étaient très attendus par les assistants sociaux, conseillers en économie sociale et familiale (CESF) et autres éducateurs, puisqu’ils organisaient leur reconnaissance en catégorie A – du moins, dans la fonction publique d’Etat, ainsi que la territoriale. Une échéance était indiquée noir sur blanc : dans ces deux administrations, les personnels « socio-éducatifs » actuellement en catégorie B allaient être revalorisés au « 1er février 2018 », non seulement en termes de statut, mais aussi sur leur feuille de paie. Une deuxième étape de la revalorisation était fixée au 1er janvier 2020, avec d’une part la simplification du premier grade en une classe unique, et d’autre part une nouvelle augmentation des indices.De prochains décrets, pourtant, devraient bientôt annuler ces textes. Entretemps, en effet, Gérald Darmanin est devenu ministre « de l’Action et des comptes publics », et il a invité les syndicats, le 16 octobre, à un « rendez-vous salarial ». Et il y a confirmé une décision déjà évoquée cet été. Certes, d’ici à la fin du quinquennat doit être intégralement mis en œuvre le protocole « parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR), qui prévoit notamment cette revalorisation de la filière sociale. Mais afin de « concilier cet engagement avec la trajectoire de redressement des finances publiques, le ministre a annoncé un décalage de 12 mois du protocole », fait-il savoir. D’après lui, il restait encore à financer, en mai, 82 % des mesures prévues dans ce protocole signé fin 2015.

 

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