« Ils étaient au bout du rouleau » : les « nounous de nuit », le dernier recours des parents épuisés

Pour sa première garde de nuit il y a huit mois, Laurene Panet est arrivée vers 21 heures dans un petit appartement parisien. « Les parents étaient au bout du rouleau. Ils m’avaient appelée à la rescousse pour garder leur petit de 3 semaines et passer une nuit tranquille », explique l’auxiliaire de puériculture de 29 ans. Dans le salon, un lit parapluie a été installé à côté du canapé. Après la « transmission d’informations » sur l’organisation de la maison, les parents se couchent et laissent Laurene Panet seule jusqu’au petit matin. Pendant ces heures nocturnes, elle retient tout ce qui se passe, l’heure des biberons, les éventuels rejets du bébé… « Quand les parents se réveillent, on échange et je leur donne des conseils », dit-elle.

Depuis plus de vingt ans, Julianne*, 52 ans, originaire de Provence-Alpes-Côte d’Azur, garde aussi des bébés durant la nuit. Souvent, les parents la sollicitent car ils viennent d’avoir des jumeaux. « C’est deux fois plus de boulot, c’est très harassant », assure-t-elle.

 

Cyrille Godfroy

Éducateur de Jeunes Enfants, Coordinateur Petite Enfance d'une collectivité

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