La Seyne, Manifestation : Colère du collectif associatif contre la suppression des emplois aidés

Grâce à ce parcours d’emploi aidé, Kacef Elyes a débuté par un an en contrat d’alternance en entreprise, puis trois ans en emploi d’avenir au foyer socio-culturel Wallon, qui débouchera sur un CDI. « Je suis content, car, grâce à l’emploi aidé, j’ai pu profiter d’une bonne formation et obtenir un emploi stable. J’ai découvert ce métier et j’aime apporter mon soutien aux autres dans le cadre du centre de loisirs et des actions au collège Henri Wallon. »

 

Plusieurs personnes sont venues tour à tour exprimer leur mécontentement, comme Serge Léger du centre social. « Les contrats aidés ne sont peut-être pas parfaits, mais nous en avons besoin et nous demandons de nous réunir autour d’une table et de discuter pour trouver une solution satisfaisante aux besoins de tous. » Louis Corréa, conseiller municipal, a affirmé le soutien de la municipalité pour leur combat et la difficulté de la commune face aux coups de rabot financiers du gouvernement à maintenir les subventions. Plusieurs élus étaient présents, comme Messieurs Poupony et Gharbi, ainsi qu’Éric Marro, adjoint à la culture. Marie-Thérèse Jardin, la nouvelle directrice de la crèche Nouvel Horizon, a apporté son témoignage. « Dans la petite enfance, deux emplois sur cinq sont des emplois aidés, ce qui permet de faire fonctionner la structure et d’accueillir plus d’enfants. C’est aussi un tremplin vers une expérience en milieu professionnel et la formation pour avoir un personnel qualifié. »

 

Nordine Nana, président de la MAEFE et du collectif, secondé par Estelle Gaudry, directrice de l’association, a pris la parole pour dénoncer ces suppressions. « L’annonce du gel des prescriptions des contrats aidés est une mesure injuste. Ces contrats aidés ont permis le retour vers une trajectoire professionnelle stable et durable aux personnes éloignées de l’emploi avec à la clé une formation gratifiante. Dans les structures associatives, c’est parfois la seule possibilité d’emploi, permettant ainsi de lutter contre le chômage et faciliter l’insertion. Nous sommes aujourd’hui inquiets de demeurer les oubliés des décisions politiques. »

 

La colère gronde dans le milieu associatif. La suppression subite et sans concertation des emplois aidés de la part du gouvernement a plongé plusieurs associations dans le désespoir. Rassemblées en un collectif, dix associations socio-éducatives comptent faire connaître leur mécontentement auprès des collectivités locales et de la préfecture du Var.

 

Mardi matin, une cinquantaine de personnes, appartenant pour la plupart au collectif associatif seynois rejoint par les crèches associatives de Six-Fours Gros câlins et Câlins et galipettes, était rassemblée place St. Jean au quartier Berthe pour une action en faveur des emplois aidés qui font cruellement défaut dans le monde de la petite enfance.

 

 

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