Marseille : micro-crèches, méga solution ? | La Provence

Si les premières micro-crèches marseillaises furent associatives, celles créées par des entreprises leur ont vite emboîté le pas. Jusqu’à représenter aujourd’hui 80 % des structures de 10 berceaux, un quart d’entre elles étant gérées par des grands groupes comme attitude, Grandir ou Babilou, qui ont une rentabilité supérieure grâce à la commercialisation de nombreux berceaux d’entreprise. Quant aux « indépendants », pas forcément issus des professions de la , beaucoup multiplient les structures pour atteindre le seuil de 3 qui permet de mutualiser certains postes, administratifs notamment.

Un seuil qu’a rapidement franchi Fanny Schosseler, qui en est déjà à 4 micro-crèches Nursea ouvertes depuis 2015 et deux projets pour cette année. Diplômée d’une école de commerce et décidée à créer son entreprise, elle a choisi la micro-crèche « parce que c’est un marché dynamique » et que « la qualité d’ n’est pas la même que dans une crèche classique », vante-t-elle en évoquant un meilleur taux d’encadrement, puis son choix de la pédagogie Loczy et son positionnement développement durable. Structure écolo, appli pour suivre la journée de son enfant, activités culturelles… Beaucoup y vont de leur argument (commercial ?) pour se distinguer. Pour Sandra Larcinese, qui a créé d’emblée deux micro-crèches Montessori pour que ce soit viable et en ouvrira une 3e d’ici la fin de l’année, il était tout trouvé et elle n’a pas eu de mal à remplir ses berceaux. « La demande est telle qu’on se permet de sélectionner ceux pour qui cette pédagogie a du sens, parce que certains veulent juste une place, quelle qu’elle soit, reconnaît-elle. Mais on ne fera pas fortune… »

 

Cyrille Godfroy

Éducateur de Jeunes Enfants, Coordinateur Petite Enfance d'une collectivité

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