Quartiers populaires : la révolte contre les coupes budgétaires

Le couperet est tombé « brutalement », il y a quelques jours seulement. Valérie Malhouitre a reçu l’appel de la préfecture de Seine-Saint-Denis, alors qu’elle s’apprêtait à remettre en place un dispositif qui fait ses preuves depuis 2012. Gérante d’une SCOP (société coopérative et participative) dédiée à la , elle a mis sur pied 18 garderies éphémères – dans le « 9-3 », le Val-de-Marne et à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) – destinées à accueillir plusieurs dizaines d’enfants, le temps que leurs mères suivent des cours d’alphabétisation. A Pantin, plus de 20 femmes bénéficiaient ainsi de ce service d’aide à l’insertion, trois demi-journées par semaine. Désormais, Valérie Malhouitre est contrainte de réduire l’offre à une seule demi-journée et de renoncer à l’embauche d’une éducatrice. Car ses crédits Politique de la ville ont été rabotés de 50 %. Elle ne recevra que 17 500 euros de l’Etat pour finir l’année. Même scénario à La Courneuve. Comme ailleurs. « Cela exclut de l’insertion de nombreuses mamans avec des enfants en bas âge, tempête la gérante. Le gouvernement ne mesure pas l’impact de ces coupes dans les quartiers. »

 

Cyrille Godfroy

Éducateur de Jeunes Enfants, Coordinateur Petite Enfance d'une collectivité

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