Rives-en-Seine : la petite enfance dans l’antiquité au MuséoSeine

On parle peu des objets du quotidien trouvés lors de fouilles archéologiques. À Pitres (Eure) vers 1980, un biberon est extrait d’un site gallo-romain et l’on peut le voir actuellement à MuséoSeine. Lors de l’animation de mardi, il a été le prétexte pour évoquer la petite enfance dans l’antiquité. Charlotte Goupil, médiatrice culturelle et Malina Robert, doctorante en archéologie, ont présenté aux participants le regard que portent les historiens sur les nouveau-nés gallo-romains : ils ne tétaient pas les deux premiers jours, on leur mettait de l’eau avec un peu de miel sur les lèvres. Ils ne bénéficiaient pas du premier lait maternel, pourtant riche en anticorps, ce qui explique la forte mortalité infantile. L’emmaillotage était total et ce n’est qu’à partir de 2 mois que le bras droit du bébé était libéré. Il pouvait alors saisir un hochet. Il grandissait souvent avec un petit animal (chiot) et voyait sa nourriture évoluer vers l’âge de 6 mois (miettes de pain ramollies, œuf mollet…). Quand un enfant de moins de 7 ans décédait, il n’était pas brûlé, contrairement à la coutume générale. C’est en retrouvant les tombes avec des ossements et des objets (poupées, dés, figurines…) que l’on a une idée assez précise de la vie des enfants dans l’antiquité romaine.7²

 

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