VIDÉO. Faut-il laisser pleurer un bébé la nuit ? – Le Point

 

Imaginez une pâte à modeler se faisant et se défaisant au rythme des variations de son climat affectif et vous verrez à quoi ressemble le cerveau d’un bébé. Car des études récentes en neurosciences prouvent que les expériences affectives et sociales des nourrissons modifient profondément leur cerveau, malléable jusqu’à l’adolescence. Avant, les molécules, les cellules neuronales, les circuits cérébraux et les différentes zones du cerveau bougent, migrent, se développent. Catherine Gueguen, pédiatre à l’Institut hospitalier franco-britannique à Levallois-Perret, a examiné ces études et en tire plusieurs conclusions. La première, c’est qu’une éducation bienveillante et empathique est essentielle au bon développement du cerveau, aussi bien dans le domaine cognitif ou intellectuel (pensée, mémoire, apprentissage) que dans le domaine affectif (relations, émotions, sentiments). Tout se passe comme si les émotions de l’enfant venaient s’imprimer sur son cerveau plastique. Même les gènes de l’enfant seraient modifiés par son climat affectif ! Selon une étude canadienne, l’éducation modifie l’expression des gènes qui agissent sur l’hippocampe, la mémoire de notre cerveau. Une éducation empathique rendrait les neurones de l’hippocampe beaucoup plus florissants. Les enfants soutenus et encouragés auraient donc une meilleure mémoire.

 

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